DANS L’UNIVERS DU ROTIN

Christophe Atangana, élève instituteur, finance ses études en fabriquant des meubles à Yaoundé.

Christophe Atangana, jeune élève passionné par la fabrication d’objets en rotin.
Christophe Atangana, jeune élève passionné par la fabrication d’objets en rotin.

Pour Christophe Atangana, élève-maître à l’ENIEG de Mfou, la réalisation de meubles en rotin est non seulement un gagne-pain mais aussi une passion. C’est non loin du carrefour Mvog-Mbi à Yaoundé que des artisans exercent. On peut ainsi les voir à l’œuvre et admirer les meubles qu’ils exposent fièrement sur le trottoir. Chaises, tables, tabourets, etc. Ils font un peu de tout. « Je trouve impressionnant la manière dont ils manipulent le rotin », explique une cliente. Christophe fabrique actuellement un canapé. Sur une base en bois et à l’aide d’un marteau et de clous, il réalise un tissage avec des fines lamelles de rotin soigneusement découpées, nettoyées et rabotées par l’un de ses collègues. Il explique que le rotin provient des localités du Centre et du Sud.

Le travail est rythmé par les bruits de la circulation. Le bois fraichement verni laisse échapper un parfum envahissant et l’on peut sentir l’odeur du copeau produit lors du rabotement du rotin. Atangana aime ce qu’il fait. L’ambiance de son lieu de travail est joviale. « J’ai commencé à travailler le rotin dès l’âge de 14 ans, car mon père était du métier. J’ai voulu suivre ses pas », révèle le jeune homme. « Je travaille généralement pendant les vacances mais aussi les week-ends de la période scolaire. Ça me permet de gagner un peu d’argent pour payer mes études et pour maintenir mon équilibre social », ajoute-t-il. Le jeune homme s’entend bien avec ses collègues et le travail devient plus simple quand ils s’y mettent en causant et en riant. « C’est le métier de l’homme qui nourrit l’homme. Nous ne travaillons que pour nous et nous décidons donc de nos horaires de travail. C’est un travail difficile mais lorsqu’on a eu une bonne formation, le métier devient une passion », explique le vacancier. Ce dernier désire poursuivre ses études tout en suivant sa formation dans le rotin.

Anne Glory NKA

Article publié dans le journal « Cameroun Tribune »

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